Professeur Alfonso Caycedo

In memoriam : Professeur Alfonso Caycedo (1932 – 2017)

Nous avons l’immense tristesse de vous faire part du décès du Professeur Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie, survenu le 11 septembre 2017 à l’âge
de 84 ans.

Le Pr Caycedo a consacré toute sa vie à un travail constant de recherche sur la conscience, à la promotion des valeurs de l’être humain et à la formation de milliers de personnes dans le monde entier à sa grande œuvre : la sophrologie.

Nous garderons toujours présent en nous le souvenir de sa force, de son enthousiasme, de sa profonde intuition, de son intelligence et surtout de l’immense amour qu’il portait à sa famille et à son travail. Il repose en paix et il incarne désormais la vivance de cette belle valeur de la Transcendance.

Selon son souhait ses obsèques se sont déroulées dans la plus stricte intimité, entouré de ses proches.

La famille remercie toutes les personnes qui partagent sa peine.

Mme Colette Caycedo,

Dr Alfonso-Javier Caycedo, son épouse Janneth et leurs enfants Alejandra et Nicolas,

Dr Natalia Caycedo, son mari Koen et leurs enfants Paola, Elena, Laura et Sofia.

Venue du Docteur Natalia Caycedo à Bruxelles Samedi 22 avril 2017

Venue du Docteur Natalia Caycedo à Bruxelles Samedi 22 avril 2017

Au Centre de Congrès W :halll – Avenue Charles Thielemans, 93 à 1150 Bruxelles

 

Programme :

Accueil à 8h30

9h30 à 13h30 : Atelier découverte avec le Docteur Natalia Caycedo : Qu’est-ce que la Sophrologie ? Tout public

 

Table ronde avec le Docteur Natalia Caycedo (médecin psychiatre, fille du Professeur Alfonso Caycedo, fondateur de la Sophrologie. Présidente de Sofrocay, Académie Internationale de Sophrologie Caycedienne) et le Docteur Thierry Janssen (chirurgien, psychothérapeute, spécialisé dans une approche globale de l’être humain. Fondateur de l’Ecole de la Présence thérapeutique à Bruxelles– Tout Public

14h30 à 17h 30 Conférence :  Les 12 degrés de la Relaxation Dynamique de Caycedo ou la conquête de la conscience sophronique – Sophrologue professionnel ou sophrologue en formation

 

Inscription en téléchargeant le formulaire ici et en l’envoyant par mail : ou par fax en Andorre au 00376 83 86 44

 

 

1er Symposium Belge de Sophrologie

1er Symposium Belge de Sophrologie

– Découvrir et entrainer

– Intégrer au quotidien la conscience positive

Quand :

Vendredi 11 novembre 2016 – De 9h à 18h

Où :

Maison N.-D. du Chant d’Oiseau, 3a Avenue des Franciscains, 1150 Bruxelles

Pour qui :

tous les sophrologues et les personnes en formation sophrologie venant des différentes écoles de sophrologie, le tout public, les professionnels de la santé, de la pédagogie, du sport, de l’entreprise : public attendu : +/- 150 personnes.

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Thème du symposium :

la sophrologie en 2016 : ses applications de la petite enfance au 3ème âge, son évolution sur plus de 50 ans, son projet existentiel, sa place dans la société actuelle. Comment :

écoute, pratiques et échanges avec neuf sophrologues caycédiens ® professionnels et actifs dans différents domaines : médical, social, enseignement, sport, arts, psychologie, philosophie, bouddisme …

Chaque exposé sera illustré par une séance pratique.

 

Inscriptions :              www.symposiumsophrologie.be

Organisation et renseignements : les écoles belges de Sophrologie Caycédienne ® – ESC Bruxelles et Luxembourg : Dr M. Debelle & Mme A. Houyet – www.sophrologie.be – ESC Hainaut : Mmes Anne Descamps et Annie Lovrix www.esocayhainaut.net – Bruges : Mme Nicole Vandeweghe – www.sofrologie.be – ESC Liège : Mme Jeanne Cunill et Mr Jacques Corillon – www.sophroliege.be  

Les intervenants et les thèmes :

1. Mme Annie Lovrix – kinésithérapeute – Directrice de l’ESC du Hainaut

MIEUX RESPIRER POUR MIEUX ÊTRE PAR LA SOPHROLOGIE

La respiration est un mouvement automatique de notre corps. Toutefois elle est fréquemment perturbée par des tensions physiques, mentales ou émotionnelles. Nous étudierons les effets négatifs d’une respiration perturbée sur le fonctionnement de notre corps. Nous découvrirons ensuite comment la sophrologie nous permet d’agir sur notre respiration et les effets positifs qui en découlent.   2. Dr. Michel Debelle – Directeur de l’ESC de Bruxelles et du Luxembourg

LA PLASTICITE CEREBRALE

Un des grandes avancées des neurosciences est la mise en évidence que la neuroplasticité et la neurogenèse se poursuivent tout au long de l’existence. A chaque nouvelle expériece vécue, le cerveau, ses neurones et les réseaux neuronaux continueront à réagir en système dynamique, en perpétuelle reconfiguration. Ces données permettent aujourd’hui d’éclairer scientifiquement et de comprendre la profondeur des résultats observés en sophrologie depuis plus de 65 ans sur le plan médical et social.   3. Mme Anne Descamps – logopède et Directrice de l’ESC du Hainaut

REEDUCATION DU BEGAIEMENT PAR LA SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE

La sophrologie grâce à son approche dynamique permet au patient bègue d’avoir un regard nouveau sur son trouble de la communication, de mieux l’appréhender et de trouver des solutions qui lui permettent de retrouver l’envie, la capacité et le plaisir de communiquer à nouveau.   4. Mme Nicole Vandeweghe – kinésithérapeute et Directrice de l’ESC de Bruges

SOPHROLOGIE ET BIO – NEUROFEEDBACK

Grâce au bio-neurofeedback nous pouvons mesurer et voir directement les effets de la pratique sophrologique sur nos systèmes internes .   5. Mr. Jean-Christophe Lamy – Responsable du Centre bouddhiste d’Etudes Tibétaines Bruxelles, Sophrologue Caycédien et psychothérapeute.

DU BOUDDHISME A LA SOPHROLOGIE : EGO OR NOT EGO.

Les approches bouddhiques et sophrologiques de l’Ego semblent, a priori, remplies de paradoxes: comment assumer avec dignité son « égoïté », quand une tradition plus de deux fois millénaire affirme sa non-existence ? Nous verrons que du Moi Présentiel à l’Ame phronique radicale, les chemins ne sont pas si étrangers l’un à l’autre.   6. Mme Anne Houyet – Infirmière pédiatrique et Sophrologue, codirectrice de l’ESC de Bruxelles.

LA SOPHROLOGIE C’EST AUSSI POUR LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS

Chaque séance s’adapte aux possibles et à l’âge de chacun et cherche les informations qui vont permettre le changement et induire décisions claires et cohérentes. Par le biais d’exercices sophrologiques rapides et efficaces, il s’agit de mettre le corps en mouvement dynamique, libérer des tensions inutiles ou un trop plein d’énergie, se diriger en douceur vers une meilleure connaissance de Soi et d’être ensuite capable de répéter seul les exercices appris en séance.   Symposium-sophrologie-belge-27. Mme Gaëtane Harduin – Enseignante et sophrologue

SOPHROLOGIE ET PROJET DE VIE A L’ECOLE

Développer des personnalités pleines d’espoir et d’optimisme afin de réaliser pleinement leur potentiel. La sophrologie accompagne le projet de vie : découvrir le sens de l’école, accroître la motivation, activer les capacités et les sentiments positifs, mieux se connaître, développer la confiance en soi, être acteur de ses choix.   8. Dr. Martine Bonmariage – Médecin généraliste au Grand Duché du Luxembourg

COMMENT LA SOPHROLOGIE S’INVITE DANS LA PRATIQUE DU MEDECIN GENERALISTE

L’écoute, l’attention, l’intuition, le respect, la dignité et le libre choix pour soi mais aussi pour ses patients. Partant de son propre dévoilement de conscience, intégrant les capacités et les valeurs existentielles, le médecin crée une rencontre différente avec ses patients. Au-delà des symptômes le médecin sophrologue développe une écoute avec la personne qui vient aussi se confier. La sophrologie se pratique par des séances très courtes au cours des consultations qui se bousculent bien souvent au cours d’une journée bien et parfois trop remplie.   9. Mr. Jacques Corillon – Philosophe et Directeur de l’ESC de Liège

L’EVOLUTION DE LA CONSCIENCE

L’objet d’étude la sophrologie en tant que science est la conscience. Quelle est-elle, et, que fut son évolution jusqu’à celle des sapiens que nous sommes ?

Chaque exposé sera illustré par une séance pratique.

 

FIBROMYALGIE ET SPASMOPHILIE

 

FATIGUE CHRONIQUE , DOULEURS CHRONIQUES, ET SPASMOPHILIE

Par le Docteur Michel DEBELLE

Créateur du concept  » émostress » et Représentant pour la Belgique du Professeur Alfonso CAYCEDO

fondateur de la Sophrologie et la Sophrologie Caycédienne ®

INTRODUCTION : Une maladie qui inquiète … une maladie inquiétante ? Doit-elle continuer à inquiéter ?

Il y a quelques années, ce diagnostic était le plus souvent posé après un véritable parcours du combattant. Les éléments diagnostiques étaient peu clairs pour la plupart des médecins, dont les médecins conseils des caisses d’assurance maladies. Aucun examen « objectif » n’était positif, prise de sang et radiographie par exemple alors que le patient réclamait un statut de maladie lourde et chronique, souffrant de douleurs invalidantes de plus en plus généralisées et de coups de fatigue de plus en plus longs et fréquents. Ce rejet par les structures médicales classiques activait l’angoisse de ces patients, grands émotifs dès le départ. Or l’inquiétude, le stress et l’émotion sont de gros facteurs d’aggravation de la pathologie. Ils sont même à la base de son apparition et de son développement.

· La réputation médicale et grand public de la maladie était :

-1) pathologie peu connue
-2) pathologie peu reconnue
-3) pathologie peu ou non maîtrisable

· En fait, nous sommes (ou devrions être !) aujourd’hui loin du sombre tableau ci-dessus.

· Nous pouvons en effet maintenant comprendre et orienter efficacement ces patients … en commençant par casser de gros a priori.

· La première phase du traitement commence pour nous par la description au patient de sa véritable problématique. Nous le rassurons ensuite sur la gravité réelle de son état tout en comprenant l’importance des symptômes vécus. Si ces derniers deviennent souvent fort handicapants pour leur quotidien professionnel, familial et autre, il ne devrait jamais se terminer par « la chaise roulante ».

· L’axe central de notre prise en charge thérapeutique est la Sophrologie Caycédienne ® (à dissocier de trop nombreuses « sophro.-n’importe quoi » !). Nous traitons en parallèle l’état de spasmophilie que présentent quasi tous ces patients et expliquons l’importance d’une bonne hygiène de vie.

· Une de nos patientes, après 1 an de traitement, une réinsertion professionnelle et social réussie, nous disait dernièrement que « la fibromyalgie ne devait plus être une fatalité ».

· Maladie inquiétante ? Oui … mais qui aurait dû la plupart du temps rester bénigne.

Inquiétante car de plus en plus fréquente et apparaissant de plus en plus tôt. Hier, pathologie avant tout de l’adulte moyen ou en fin de carrière. Aujourd’hui, elle apparaît chez des personnes de plus en plus jeunes à tel point que les sites internet et les associations de « jeunes fibromyalgiques » ont le vent en poupe.

· Maladie inquiétante car lourde pour la société qui doit assumer des mises en invalidité souvent longues, même pour les jeunes fibromyalgiques. Inquiétante aussi par le développement exponentiel d’associations, de forums, de « thérapeutes » à l’accueil et au rôle pouvant être fort utiles … à condition d’être compétents dans leurs démarches et d’éviter d’inquiéter encore plus le patient par des articles pseudo-scientifiques « romantico-ésotérico-cocorico-.cosmiques » parfois bien écrits … ce qui attire le patient … pour encore plus le troubler.

Un exemple : une de ces publications intitulée : « la véritable cause de la fibromyalgie », établissait un lien entre la poliomyélite et la fibromyalgie tirant argument notamment que l’on retrouve la même racine linguistique dans les deux termes. Or pour le premier, …myé… vient du grec muelos, la mœlle et pour le 2éme, …my… vient de mus, le muscle. L’un est une infection virale aigue atteignant essentiellement les cellules nerveuses (les neurones) de la mœlle épinière et l’autre, la fibromyalgie, une atteinte inflammatoire chronique et essentiellement mécanique des muscles et de leurs tendons d’insertion. L’auteur, Dr. en psychologie, mais peu psychologue et qui concluait son article de la façon suivante : « … Comme nous l’avons écrit plus haut, à propos de l’introduction de sels d’aluminium dans les vaccins, nous sommes convaincus que la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, le syndrome de Guillain-Barré, celui de Gilles de la Tourette, celui de la guerre du Golfe, les syndromes du déficit de l’attention ou de l’hyperactivité, l’épilepsie idiopathique et bon nombre d’autres pathologies neurologiques sont très certainement des formes modernes, pour adultes (sans que pour autant les enfants en soient protégés !), de polios induites par les vaccins antipoliomyélitiques » … remarquable « soupe » pseudo-scientifique !

· La fibromyalgie doit-elle continuer à inquiéter ? Par ce genre d’article oui.

Mais une bonne éducation à la santé, à l’émotionnel et au stress, une bonne connaissance et hygiène existentielle, devrait infléchir rapidement l’épidémie qui résulte pour nous directement de notre analphabétisme culturel dans le domaine des émotions et du stress, un QE (Quotient Emotionnel) totalement négligé dans notre éducation.

· Maladie peu reconnue ? Reconnue dès 1992 par l’organisation mondiale de la santé !

· Maladie peu connue ? Données rhumatologiques Classiques :

La fibromyalgie est bien décrite depuis le début des années 90 dans différents articles ou livres de référence en rhumatologie par ex.

Dans une des « bibles » de la rhumatologie éditée en 1995, un gros « livre rouge » intitulé Thérapeutique rhumatologique de Thomas Bardin et Daniel Kuntz (Flammarion 1995), un chapitre complet est consacré à ce syndrome. Toutes les grandes lignes diagnostiques et thérapeutiques y étaient déjà bien décrites.

· Quelques extraits de cet ouvrage :

A) Dans les rappels physiopathologiques les auteurs citent de façon chronologique :

1) Un profil psychologique particulier :« il existe une hyperréactivité au stress extrêmement marquée, souvent auto-entretenue par un syndrome d’hyperventilation.

Le syndrome douloureux dépend de facteurs psycho-affectifs : « c’est une forme douloureuse d’être au monde », un mal d’existence ? Toute technique de « mieux-être existentiel », comme la Sophrologie Caycédienne ® dans ses degrés 2 et 4 puis 9 à 12, peut jouer dans ce cadre un rôle thérapeutique de premier plan.

« un sommeil lent et profondément altéré alors qu’il joue un rôle capital dans les processus de récupération physique mais aussi et surtout psychique. Cela entraîne une altération des possibilités de résistance au stress avec perturbation de la résistance émotionnelle.

3) Les anomalies musculaires : les patients qui vivent en «tension musculaire permanente », ne parviennent plus à «souffler», ce qui entraîne un effet boule de neige négatif au niveau somatopsychique. En effet les tensions musculaires du système locomoteur mais aussi du système viscéral activent les tensions mentales et les troubles du sommeil, qui à leur tour amplifient les tensions musculaires. A noter ici que les auteurs parlent de somatopsychique, terme beaucoup plus exact et tellement moins péjoratif que le « psychosomatique » qui actuellement a totalement perdu son sens dans le monde médical, où il ne semble plus signifier que « c’est dans la tête » !

B) Dans les moyens thérapeutiques :

1) Expliquer la nature chronique mais bénigne de la maladie.

2) Traitement : psychotropes / kinésithérapie / relaxation. Ces auteurs insistaient particulièrement sur les exercices musculaires progressifs et les relaxations dont la sophrologie encore appelée Relaxation Dynamique de Caycedo qui répond bien à cette orientation, couplant la relaxation aux contractions musculaires et aux mouvements dans un dialogue à effet « boule de neige ».

Emostress

 

Le diagnostic de cette « polytendinopathie » :se fait notamment par la pression des 18 points gâchettes répertoriés par l’Association Américaine de Rhumatologie (dès 1990 ???). Si plus de 11 sont douloureux et que tous les autres tests cliniques restent négatifs (prise de sang et radiographies normales par ex. Consultez à ce sujet votre médecin traitant). Un état de fatigue chronique + un passé de spasmophile et d’hyperventilation confirmeront le diagnostic.

· Nos observations de terrain et notre concept psycho pathogénique

La fibromyalgie est pour nous et depuis de nombreuses années le résultat d’un important dérapage au niveau du dialogue corps/esprit/corps, donc un tout bel exemple de maladie « somato-psychique ». Les patients ont basculé et se sont enfermés dans un dialogue corps-esprit-corps négatif, avec effet boule de neige. Nous parlons ici volontairement de « somato-psychique », le terme « psychosomatique » ayant pris aux yeux du grand public et des médecins la coloration péjorative et inexacte de « c’est dans la tête », voilant ainsi le dialogue permanent, étroit et complice qui existe entre le corps et l’esprit. Le corps sensoriel et affectif nourrit la conscience … dont la pensée s’imprime dans le corps ! En décompensation pathologique, le négatif du dialogue s’emballe vite dans une spirale « cercle vicieux », « boule de neige » et s’installe à chronicité, l’esprit … et le corps ne broyant finalement plus que du noir !

· Dans ce contexte, l’intérêt de la Sophrologie Caycédienne ® est d’apprendre à découvrir puis à entraîner et à renforcer nos dialogues corps-esprit-corps positifs !

· Spasmophile = « ami » des spasmes.

· Fibromyalgie = Fibro : tendon – Myo : muscle – Algie : douleur, donc douleurs musculo-tendineuses chroniques … mais bénignes au départ. La fibromyalgie a été reconnue en tant que pathologie en 1992 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Fibromyalgie et spasmophilie

Plus de 25 années d’observation sur le terrain nous ont amenés à concevoir la spasmophilie (encore appelée « syndrome d’hyperventilation ») puis la fibromyalgie comme une expression « somato-psychique », celle d’une décompensation chronique de l’hyperémotivité et du stress mal géré.

. Aujourd’hui, cette « maladie » est sous-diagnostiquée. Si actuellement elle concernerait 2 % de nos populations, nous serions nombreux à flirter avec ses frontières. Les céphalées de tensions, différentes tendinites récidivantes ou chroniques, les spasmes digestifs, différentes arythmies cardiaques, ne sont souvent que des manifestations localisées qui entreront dans le cadre de la fibromyalgie par généralisation et passage à chronicité de nos tensions internes. Le processus apparaît maintenant de plus en plus tôt, chez l’adulte jeune …. et même très jeune parfois !

· Un petit test : si nous appuyons nous-mêmes sur certains des 18 points gâchettes répertoriés par l’Association Américaine de Rhumatologie, beaucoup d’entre nous seront surpris d’en trouver plusieurs fort sensibles, voire douloureux.

· Où débute la maladie ? Dans le corps ou dans l’esprit ? Cela équivaut à se poser la question : y a-t-il eu d’abord une poule … ou un œuf ? Vaine question radicale !

· Les premières manifestations de ce syndrome commencent souvent à l’adolescence : vertiges, syncopes, tétanie, maux de tête et de dos, nœuds dans la gorge et/ou dans le ventre, irritabilité …

· L’hyperémotivité de la personne est fondamentale, hyperémotivité souvent refoulée, ce qui rend ses effets négatifs encore plus marquants. Cela explique la performance d’interventions de type « mieux-être / relaxation / gestion du stress (Sophrologie Caycédienne ® / Emostress © ) même si quelques mois de traitement sont la plupart du temps nécessaires. Mais n’oublions pas que la fibromyalgie s’annonce la plupart du temps dès l’adolescence par un état de spasmophilie. Elle concerne par après des personnes âgées de +/- 30 à 60 ans, donc avec des automatismes non appropriés et bien ancrés depuis de nombreuses années. Il nous semble important d’avertir le patient sur la durée du traitement tout en insistant sur les améliorations qui ne manqueront pas de se manifester dès les premières séances de pratique sophrologique.

· Un facteur aggravant : l’enfouissement de ces « émotions/stress » sous une carapace. La personne donne ainsi souvent à son entourage une image de solidité (au début du moins) … d’une personnalité sur laquelle on peut s’appuyer. Les fibromyalgiques vont donc attirer les gens en difficultés, les écouter car ils ont quasi toujours le profil d’un être accueillant, gentil, sensible. Mais non éduqué au QE (« intelligence émotionnelle »), ils vont malheureusement sympathiser avec les problèmes des autres, « souffrir avec », au lieu de développer une attitude empathique ( je comprends l’autre, et je l’aide mais sans souffrir avec, l’autre n’est pas moi ). Leur état interne, émotionnel et négatif, va ainsi continuer à s’alourdir.

· L’hyperémotivité refoulée est pour nous la clé du problème et le premier élément à traiter. En effet, rappelons que l’émotion (de ex movere , se mouvoir vers l’extérieur, « sortir de sa coquille » pourrait-on dire), est avant tout la libération de l’énergie nécessaire au mouvement. Comme le stress, c’est une préparation à l’action, physique surtout. Si cette dernière n’a pas lieu, l’énergie libérée notamment par l’adrénaline, va tourner en rond et maintenir les tensions musculaires « … muscles tendus, prêts à bondir » ce qui à la longue enflammera tous les tendons pour se terminer par une « polytendinite imméritée » : tendinite du tennisman (coudes) … sans jouer au tennis, du golfeur (épaules) sans pratique du golf, du cavalier (genoux) sans monter à cheval etc. … .

· Après une émotion, un stress, il faudrait agir physiquement, taper par exemple. Comme il n’est pas heureusement pas culturel chez nous de battre sa femme, ses enfants etc. … contournons l’obstacle en tapant sur une balle par exemple (squash, tennis, foot …) et en « battant » de façon civilisée cette fois, sa femme, ses enfants, ses collègues … . Nous avons intérêt à toujours laisser aller le processus du stress et de l’émotion jusqu’à sa conclusion : une action, à composante physique principalement, une action d’adaptation.

Fibromyalgie

 

L’excès d’hormones de stress va faire fuir le Magnésium des cellules ; et le déficit quasi permanent de Magnésium intracellulaire développera une hyperexcitabilité neuromusculaire chronique, entraînant crampes mais aussi fatigue avec paradoxalement troubles du sommeil, irritabilité, troubles de la concentration … . Rappelons ici que cette mise en hyperexcitabilité lors d’une émotion et d’un stress est vitale pour la qualité de nos actions d’adaptation, de mouvement. Si vous traversez par exemple les rues mouvementées en hypoexcitabilité neuromusculaire, je ne donne pas cher de votre peau. L’important est d’apprendre à retrouver la détente intérieure, une fois la rue traversée, la réponse au stress donnée. Soyons « zen » … mais pas «zot» ! (fou en bruxellois).

· Pour améliorer tout cela la prise de Mg seul ne suffit pas, il faut en plus certaines vitamines et autres molécules anti-stress, et il faut surtout mettre un bouchon au niveau des fuites. Avez-vous déjà pu prendre un bain en ouvrant seulement les robinets et en oubliant de mettre le bouchon ? Ce bouchon sera ici une meilleure hygiène de vie, une meilleure écoute de soi accompagnée d’un meilleur respect de ce que nous sommes, une meilleure intelligence corporelle et émotionnelle. Dans ce domaine, la Sophrologie Caycédienne ®, parfaitement adaptée à l’homme « moderne » occidental que nous sommes, est devenue pour nous un choix idéal. Mais en mettant ce bouchon, n’oublions pas aussi d’ouvrir les robinets !

· Rappel d’une étude clinique publiée il y a quelques années déjà : une population de spasmophiles fut répartie en deux groupes, l’un a reçu un traitement médicamenteux classique (Ca, Mg, Vit. B et D) et l’autre le même traitement auquel nous avons ajouté la Sophrologie de Caycedo à raison d’une séance par semaine et en invitant nos patients à s’entraîner le plus régulièrement possible chez eux.

Le groupe témoin dut attendre 3 mois pour présenter une amélioration de 47 % de la moyenne d’un quotient symptomatique global (quantifiant l’importance de leur pathologie globale).

Le groupe + sophro., obtint quant à lui une amélioration de 51 % de leur symptomatologie de départ dès la fin du 1er mois de traitement. L’ajout de la Sophrologie dans cette pathologie difficile à maîtriser nous permet donc d’aller plus de trois fois plus vite dans l’amélioration des symptômes.

spasmophilie

Evolution des QSG dans nos deux groupes, à l’arrière, ne prenant que les médicaments et devant celui traité par la combinaison médicaments – sophrologie.

Cette étude date de plus de 20 ans. Les résultats actuels sont aujourd’hui 2 à 3 fois plus rapide en appliquant la méthode actualisée 2004 – 2007.

· Le traitement : « comprendre et tranquilliser … sans minimiser »

· Expliquer et impliquer : « la porte du changement ne s’ouvre que de l’intérieur et vous seul en avez la clé » – « le patient responsable de sa santé » (beau thème de la dernière journée suisse de sophrologie caycédienne ®.

Notre recette donc : pas de « sophro-recette », ou encore d’exercices sophro spécifiques pour ce syndrome mais une démarche classique et systématique. Pas de « monothérapie » non plus, et dédramatiser le plus vite possible en expliquant bien au patient l’origine des problèmes : cette hyperémotivité refoulée, … ce que ne font malheureusement pas les trop nombreux sites internet consacrés au problème. Bien souvent leurs propos inquiètent encore plus le patient, d’où augmentation des décharges d’adrénaline, des tensions physiques et mentales.

· 1) La Sophrologie Caycédienne ® et son adaptation à l’«Emostress ©», outil thérapeutique de base.

« Au lieu de maudire l’obscurité, allume donc ta lanterne » (proverbe chinois).

« La vie est mouvement, pour se déplacer il lui faut un moteur. Quel est-il ? Le stress et l’émotion, toujours associés en une entité que nous baptisions dès 1992 « émostress © ».

Mais ce moteur, pour la vie qu’il anime, est un moteur à explosion. Il faut le faire tourner sans le faire exploser. Si cela est aujourd’hui bien maîtrisé pour nos voitures, il n’en est pas de même pour notre véhicule de vie, notre univers corporel. L’éducation occidentale «moderne» ne nous enseigne quasi rien à son sujet, bien précieux pourtant, car unique. Notre culture nous abandonne au grand voyage de l’existence dans une automobile « self contrôlable » … mais sans mode d’emploi, sans code de la route, sans GPS, sans Guide rouge, ni Guide vert ou bleu pour les bonnes étapes. Elle nous livre à un tourisme terrestre chaotique et peu vivantiel, c’est-à-dire peu transcendant.

Restant ainsi « analphabètes » dans le domaine du stress et de l’émotion, nous ne faisons que subir la pression du monde extérieur et seule une maladie psychosomatique nous ralentira ou nous arrêtera pour souffler, un peu ou définitivement ! De plus, nous sous-exploitons la dimension positive de l’émostress ©. Ce sont, en effet, les émotions qui motivent et accélèrent le changement.

Si, comme pour nos voitures, le permis de conduire nous était exigé avant de prendre la route de l’existence, nous serions tous recalés comme chauffards immatures et incompétents, interdits de mouvements, donc de vie ! Comment compenser tout cela? … en nous inscrivant à une auto-école performante, comme la Méthode Caycedo et son adaptation à l’«émostress ©». (Dr. M.D.)

2) Toute technique psychocorporelle, unissant pour un mieux vivre le corps et l’esprit,

3) Tout accompagnement psy. (De préférence positif !) de l’hypersensibilité émotionnelle,

4) Toute pratique de relaxation, le watsu par ex. (à condition d’aimer l’eau, attention aux alcooliques !)

5) Des conseils de meilleure hygiène de vie (sport doux, loisirs positifs …).

6) La prise régulière de magnésium, de vit. B et D, d’antioxydants …

7) De la kiné (douce et progressive) ***

8) Un traitement médicamenteux : myorelaxants, antidépresseurs (si nécessaire et de façon ponctuelle), anti-inflammatoires (si tolérés) …

· Eviter les abus d’un environnement « bienveillant » :

Certaines associations nationales apportent aux patients une dynamique de réflexion intéressante. Elle ont eu aussi le mérite de tirer la sonnette d’alarme au niveau de responsables de la santé publique qui ont trop longtemps considéré cette pathologie péjorativement comme psychique.

Des dangers existent bel et bien, sur internet par exemple où l’on pourrait souvent crier « au feu ! au fou ! » cf. l’exemple cité au début de ce chapitre. « Les pratiques sectaires envahissent les soins de santé » («le journal du médecin du 25 avril 2006), conclusions émise récemment « La commission d’enquête parlementaire « sectes », rapport publié le 23 mars 2006. Nous pourrions y classer ce « publieur ».

Docteur Michel Debelle

 

Parkinson et Sophrologie

 

Qu’est ce que le parkinson ?

Le parkinson est une maladie dégénérative et évolutive qui entraine une absence ou une diminution de la sécrétion de la Dopamine.

 

Qu’est ce que la dopamine ?

La dopamine est une substance chimique, appelée hormone de la récompense, c’est elle qui nous procure une sensation de satisfaction.

 

Quel est le rôle de la dopamine ?

C’est un neurotransmetteur, son rôle est de transmettre l’information d’un neurone à l’autre, de sécréter la prolactine, de contrôler les mouvements du corps, de réguler la tension artérielle.
La dopamine joue un rôle et intervient dans les fonctions motrices, dans la motivation, dans le comportement, dans le sommeil, la mémorisation, dans les processus mentaux tels que le langage, l’apprentissage, la perception…

 

Que se passe-t-il si la sécrétion de la dopamine diminue ou est absente ?

Cette diminution de dopamine entraîne des désordres moteurs tels que : tremblements, rigidité musculaire, ralentissement des mouvements ou difficulté à démarrer le mouvement, difficulté dans la finesse du mouvement et lenteur inégale dans les mouvements.

On peut donc comprendre que c’est une maladie handicapante. De plus, la personne atteinte de Parkinson voit sa vie familiale et professionnelle se modifier au fur et à mesure de l’évolution de sa maladie.
Au début, l’entourage compati et puis éprouve de plus en plus de difficultés à supporter les changements physiques et alors s’éloigne…

La personne atteinte de Parkinson peut perdre ses repères, son emploi, s’isole. Même sa vie familiale en est chamboulée.

 

Quelle aide la sophrologie peut-elle apporter ?

J’ai pu me rendre compte que les personnes qui venaient en consultation avaient des demandes, des attentes différentes en fonction de leur atteinte physique, morale, psychologique…
Le consultant est en souffrance car il doit faire son deuil par rapport à sa vie d’avant.
Il traverse alors différentes étapes : état de choc à l’annonce du diagnostique, déni, colère, tristesse, résignation, acceptation puis reconstruction.
Tous ces passages le déstabilisent voire le culpabilisent.

La sophrologie va lui permettre de s’ancrer, de reprendre des repères, d’apprivoiser des capacités qui lui étaient jusque là inconnues.
L’apprentissage d’une respiration abdominale engendre recentrage, libération des tensions, découvertes de sensations nouvelles.
La sophrologie s’adapte toujours à la personne, d’où l’importance d’une bonne anamnèse en début de séance.
Il arrive, en fonction du stade de la maladie que la personne passe d’un état « ON » à un état « Off », ne sachant alors plus avancer, s’asseoir ou se lever.
Une fois encore, la sophrologie sera une aide précieuse pour « relancer » le mouvement.
On sait également que dans toutes maladies, les émotions sont fluctuantes et jouent un rôle sur l’état physique et mental.
Quand le moral n’est pas « au beau fixe », le corps n’est pas soutenu et inversement.
Faire le plein d’énergie lors des séances, se redécouvrir autrement, installer une forme d’équilibre, laisser la confiance refaire surface, c’est se donner les garanties d’un mieux-être.

Anne Houyet infirmière pédiatrique, Master Sophrologue Caycédien® 

 

 

 

 

Du “mal à dire” de l’adolescent au “décrochage scolaire”, le pas est parfois vite franchi …

Entre 11 et 17 ans, la crise d’adolescence touche une bonne majorité d’adolescents. Cette perturbation de croissance est liée aux différents changements physiologiques (corporels, hormonaux…) et psychologiques (s’accepter, s’identifier) que le jeune traverse. C’est malheureusement durant ces moments critiques qu’il y a risque de mauvaise fréquentations, dangers d’expérimentations diverses pouvant aller de la fugue, au décrochage scolaire, voire aux délits…

Outre ce “mal à dire”, cette crise d’adolescence se traduit régulièrement par le fait que de nombreux enfants présentent des difficultés scolaires: attention, concentration, prise de notes, étude et méthode de travail laissent à désirer.

Beaucoup encore font face à leurs angoisses, leurs peurs, leurs émotions dès qu’ils doivent prendre la parole devant la classe ou répondre aux professeurs. Leur embarras à s’exprimer ainsi en public peut se manifester différemment: l’adolescent ne dit plus rien, se met à bégayer, n’ose plus répondre. Pétrifié, il perd rapidement tous ses moyens.

 

Dans tous les cas, on constate un manque de confiance en soi, la présence de doutes, de ressentis inconnus ou exacerbés (boule au ventre, à la gorge, sueurs, tremblements,…). Il arrive que la parade à ce “mal être” prenne le visage de l’agressivité (un des premiers signes de décompensation pour l’ado comme pour nous-même aussi quand nous ne savons plus où donner la tête, quand nous « perdons pieds »).

Il est impératif de voir dans ce type de comportement un signe d’alerte plutôt que de l’agressivité pure, de répondre de façon posée à ce prémisse d’un basculement de la conscience ordinaire vers la conscience pathologique.

Pour certain, ce qui se vit dans cette crise “d’adolescence” est un moteur pour aller de l’avant, pour d’autre, elle fait l’effet inverse, il le fige. Quand c’est le cas, on note des difficultés d’apprentissage, de perception de soi et de l’environnement, de place à occuper en classe, dans un groupe. Les valeurs attentes et tout le système de référence s’en voient perturbés. La désorganisation, la démotivation s’expriment au travers de l’apprentissage, de l’étude (baisse des points) et dans le goût de tous les jours. Très vite s’y adjoint une perte d’énergie teintée de fatigue, isolement, enfermement, troubles (sommeil, mémoire, comportements) irritabilité, nervosité, agressivité, apathie.

L’envie manque, tout demande un effort, on n’y arrive plus ! Au sein de la famille, tout le monde pâtit, chacun perd ses repères. Alors, en tant que parents, on tente vaillamment le dialogue, puis face au mur et conscients que c’est loin d’être une solution, on enchaîne avec la valse des punitions: confiscation du GSM, suppression d’internet, interdiction de sorties, etc…

 

 

Que faire ? Vers qui se tourner ? Quelles clés pour éviter le pire ? La sophrologie caycédienne est un des outils performants et facilement intégrable au quotidien : famille, scolarité, loisirs…,

Un de ses principes fondamentaux est de s’adapter à la personne (petit enfant, enfant, adolescent) et non l’inverse, d’essayer d’adapter l’ado à nous parents, à l’entourage.

Dans la majeure partie des cas, ce qui relance le “moteur”, c’est l’émotionnel : retrouver la joie et le plaisir. L’important est de remotiver positivement l’adolescent. Ses demandes et ses ressentis seront accueillis et entendus sans interprétation ni jugement. La sophrologie est une science exclusivement orientée vers les capacités positives de chacun et l’adolescent, en pleine phase de développement personnel en possède plus qu’il ne croit. L’activation de ses potentialités le ramène rapidement à plus d’autonomie et l’accès à ses vraies valeurs.

Le but de la sophrologie Caycédienne est de prendre conscience de ses capacités en devenant acteur de sa propre existence. En séance : on ne subit pas, on est actif !

Progressivement, satisfaction, forces de vie et énergie positive refont surface, améliorant ainsi sa vie sociale et familiale.

Anne Houyet infirmière pédiatrique, Master Sophrologue Caycédien® 

Pour en savoir plus sur la sophrologie enfant-adolescent, une séquence sur YouTube est maintenant disponible sur notre site.

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Sophrologie Caycédienne une pratique du 1er Degré

Une pratique complète de Sophrologie authentique donnée par le Dr. Michel Debelle : mise en état de relaxation – une exercice d’activation physique – un entraînement de concentration mentale par la détente – retour à un niveau de conscience habituel à nos activités de tous les jours.